CH’ERRYKØLÃ
Le cola cerise qui secoue plus fort qu’un drakkar pris dans un courant de mauvais whisky.
Cette histoire-là, le Jarl Oliven aurait préféré ne jamais la raconter.
Pas par honte.
Non.
Par peur qu’on le prenne pour un fou.
Ce qui, à la taverne des Skölliques, est tout de même un exploit.
Tout commença après un long périple vers les terres lointaines qui deviendront bien plus tard le pays de l’Oncle Sam.
Oliven y avait découvert des peuples étranges :
des types coiffés de plumes, fumant des herbes mystérieuses, capables de rester calmes même quand un Viking leur renverse un tonneau sur les pieds.
Une nuit, après avoir abusé d’un breuvage local vaguement fermenté — et probablement interdit dans neuf royaumes sur dix — le Jarl s’endormit au bord de son fjord.
Et là…
Le rêve.
Le ciel devint rouge.
Le vent se mit à hurler comme une belle-mère qu’on prive de ragots.
Et surgit des brumes un immense esprit amérindien, coiffé de plumes noires, les yeux brillants comme deux braises sous un tipi.
Dans ses mains :
un gigantesque tonneau.
Oliven voulut parler… mais aucun son ne sortit.
L’esprit leva lentement le fût…
…et déversa dans le fjord un torrent noir et pétillant.
Un raz-de-marée de cola cerise.
Des vagues sombres, écumeuses, parfumées au sucre et au fruit rouge, s’écrasèrent contre les quais du village.
Le Jarl courait dans tous les sens, poursuivi par une montagne de glace en train de s’effondrer dans le fjord sous la puissance du flot.
— « PAR LES FESSES GIVRÉES DE SKADI ! » hurla-t-il en grimpant sur un rocher.
Mais derrière lui, la vague arrivait encore.
Pétillante.
Cerisée.
Presque aguicheuse.
Et au milieu du chaos…
une voix.
— « Ce que tu crains… deviendra ton chef-d’œuvre. »
Oliven se réveilla en sursaut, trempé de sueur, la barbe collée au torse et le cœur battant comme un tambour de guerre.
Silence.
Puis une idée.
Il attrapa une plume, un chaudron et trois bouteilles suspectes, réveilla la vieille cougar grise de l’Ouest à coups de jurons affectueux et se mit au travail avant même le lever du soleil.
Le résultat ?
Un mélange sombre, pétillant, suave, où la cerise vient enlacer le cola comme une danseuse de saloon un soir de paie.
Quand il fit goûter ça à la Pirate à Vapeur, elle resta muette trois secondes.
Trois longues secondes.
Puis elle souffla :
— « Oliven… ton cauchemar a le goût du péché. »
🥤🍒 Et dans ta vape ?
Un cola intense, sombre et pétillant,
une cerise rouge et mutine qui glisse partout où il faut,
une fraîcheur douce qui arrive sans prévenir… comme une idée dangereuse à la fermeture des tavernes.
C’est pas un juice.
C’est un tsunami sucré.
Un rêve fiévreux transformé en plaisir coupable.
CH’ERRYKØLÃ
Le seul e-liquide né d’un cauchemar…
…et qui donne envie d’y retourner dormir.






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