
Ah ! L’enfoiculé, un dessert venu d’une alliance qui fait toujours parler d’elle, un vrai voyage des papilles, entre le givre nordique et le soleil asiatique. Alors figurez-vous, en l’an 862, après une prise un peu musclée de Novgorod par Rörek et ses Suédois, voilà nos gaillards partis en route pour conquérir le Groenland. Mais il leur fallait traverser l’Asie, ce qui n’était pas une mince affaire. Sur le chemin, ils tombent sur les troupes de Wang Chuzhi, un seigneur chinois pas farouche, qui avait autant de vaillance que d’humour.
Après quelques échauffourées et une trêve de trois jours, Rörek et Wang décident de faire connaissance autour d’un banquet pour lequel saké, hydromel, et bière coulent à flots. Quand le jour se lève, un pacte est signé. Pour sceller leur accord de passage, on s’échange quelques spécialités locales. Et c’est là que Wang, grand prince, offre aux Vikings un fruit du pays, la « Pess. » Nos Vikings, qui étaient plus familiers avec le poisson qu’avec les fruits, prononcent ça « Pêche » sans même s’excuser.
Rörek convoque alors Brunehïlde, son maître pâtissier, pour voir ce qu’on peut faire avec ce “Pêche”. Brunehïlde, pas d’humeur à faire un simple dessert, part à la rencontre d’Imatoomi, le chef chinois, et tous deux mettent au point une recette magique : un cornet de crème glacée à la vanille et pêche nappée d’un coulis de framboise, symbole de la paix teintée de sang. Quand Rörek aperçoit ce coulis rouge, il lâche un de ses bons mots : “Que ce rouge nous rappelle pour toujours le sang versé par nos hommes.”
Pas tout à fait au point sur la langue viking, Wang Shenzhi, ému par la formule, lève sa coupe et déclare : « Enfoiculé que nous avons été ! Que cette glace scelle notre amitié ! »
Ainsi naquit L’enfoiculé, glace unique pour sceller des alliances improbables, et hommage sucré aux courageux de tous horizons.






Avis
Il n’y a pas encore d’avis.